Archives de catégorie : Cahiers Mélusine-Actualité

Livraison du Mélusine XXXVI

Livraison de la revue MÉLUSINE N° XXXVI
MASCULIN/FÉMININ
LE SURRÉALISME AU JAPON

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Cette trente-sixième livraison de Mélusine contient deux dossiers.

Le premier, Masculin/Féminin, organisé par Elza Adamowicz, Henri Béhar, et Virginie Pouzet-Duzer, se pose non pas la question des genres dans le surréalisme, à la manière anglo-saxonne, mais de la façon dont chaque auteur ou artiste a traduit la part de masculin ou de féminin qui est en chacun de tous.

À l’approche socioculturelle, qu’il fallait évidemment rappeler, nous avons ici tenté une approche plus précisément stylistique des genres (sens rhétorique) par les genres (sens sexuel). « Je voudrais pouvoir changer de sexe comme on change de chemise ». Simple boutade de la part de Breton ? Toujours est-il que dans le surréalisme de l’entre-deux guerres, les rapports masculin-féminins ainsi que les concepts de féminité et de masculinité sont caractérisés par l’ambiguïté (retranchement et recherche), l’oscillation (le jeu des échanges), la transgression (les au-delà du corps), le devenir (le s’indéfinir de Cahun), la fusion, voire la confusion.

Cette synthèse des divers glissements progressifs du désir n’a pas la prétention d’épuiser le sujet, encore moins de dresser un palmarès.

Au lecteur de se nourrir de chaque contribution afin de compléter le puzzle composé par une cohorte d’artistes opportunément rassemblés au cours d’une vingtaine d’années pour dire, à travers leurs créations, et chacun à sa façon, le monde auquel ils aspiraient.

Le second dossier, le surréalisme au Japon, constitué et présenté par
Martine Monteau et Atsuko Nagaï, donne un aperçu de l’influence réciproque exercée entre le surréalisme tel qu’il s’est constitué en France, il faut naturellement en convenir, et le Japon, et de l’impact sur la pensée, l’écriture ou les pratiques artistiques des uns et des autres.

À l’Ouest, comme à l’Est, il s’est agi de saisir poétiquement la beauté circonstancielle, immédiate, qui passe et va. Cela répond à l’esthétique de la poésie et de l’art japonais – appréhender l’éternité de l’instantané, conjuguer la subtile alliance des contraires. Le surréel est ce lieu d’épiphanies. Où le merveilleux surgit de la réalité, surprend, suspend le concept, le surréalisme est en pays de connaissance.

Collborations de : Elza ADAMOWICZ, Henri BÉHAR, Léa BUISSON, Justine CHRISTEN, Cosana ERAM, Thomas GUILLEMIN, Misao HARADA, Satoru HASHIMOTO, David HOPKINS, Yoshiteru KUROSAWA, Hervé Pierre LAMBERT, Constantin MAKRIS, Neil MATHESON, Martine MONTEAU, Atsuko NAGAÏ, Martine NATAT-ANTLE, Andrea OBERHUBER, Virginie POUZET-DUZER, Marie REVERDY, Annie RICHARD, Camilla SKOVBJERG PALDAM, Hanako TAKAYAMA, Pierre TAMINIAUX, Masachika TANI, Darren THOMAS, Nobuhiko TSUCHIBUCHI, Fumi TSUKAHARA, Ikumi WATANABE.

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Livraison de ce numéro bientôt en vente en ligne sur le site des éditions L’Age d’Homme

http://www.lagedhomme.com/rechercher/?r_classification=700

Livraison du Mélusine XXXV

Mélusine XXXV
ÉROS, C’EST LA VIE !

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En couverture : Virginia Tentindo, Minimes innocences

 Sarane Alexandrian appelait de ses vœux une étude approfondie de l’érotique du surréalisme : « Au fond, cela consiste à éclaircir ces questions : qui, dans le surréalisme, a parlé de l’érotisme ? Quand et comment en a-t-on parlé ? Quelle influence les œuvres de ce genre ont eu sur l’évolution du mouvement ? »

Son propos, publié ici, est vérifié par l’ensemble des contributions. Du moins demandait-il lui-même à être complété, sur tous les plans, le surréalisme ne se limitant évidemment  pas à l’espace français ! Comme d’habitude dans les dossiers thématiques de Mélusine, une attention particulière est ici accordée au trait d’union, le plus érotique des signes graphiques, avec le signe +, selon le jeune Jarry.

N’est-ce pas Artaud qui annonçait vouloir monter l’histoire de Barbe-Bleue « reconstituée selon les archives, et avec une idée nouvelle de l’érotisme et de la cruauté » ? Ce qui conduit nos collaborateurs à revoir de plus près les positions respectives de Bataille et de Breton sur le sujet. N’est-ce pas ce dernier qui considérait l’Histoire de l’œil comme « le plus beau livre érotique qu’il connaisse, et même l’un des plus beaux livres qu’il ait lu ».

 VARIÉTÉ, RÉFLEXIONS CRITIQUES
Contributions de :
Sarane ALEXANDRIAN, Imre József BALÁZS, Henri BÉHAR, Marcella BISERNI, Léa BUISSON, Georgiana M.M. COLVILE, Marc DÉCIMO Olivier, DELERS, Sébastien GALLAND, Gaëlle HOURDIN, Pierre-Henri KLEIBER, Marc KOBER, Giovanni MAGLIOCCO, Ruben Daniel MÉNDEZ CASTIGLIONI, Mickaël MESIERZ, Stamos METZIDAKIS, Maryam MOREL, Martine NATAT-ANTLE, Chiara PALERMO, Sophie RIEU, Alba ROMANO PACE, Gabriel SAAD, Stefania SCHIBECI, Paolo SCOPELLITI, Noémie SUISSE, Maryse VASSEVIÈRE

 Télécharger la table des matières 

Numéro disponible aux éditions L’Age d’Homme
http://www.lagedhomme.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=978-2-8251-4490-9&type=47&code_lg=lg_fr&num=0

Les Fabuleuses

Les fabuleuses

MÉLUSINE est la patronne rêvée d’une revue du surréalisme. Elle nous rappelle tantôt que Jarry a honoré Mélusine dans l’Amour absolu, et que Breton… Bien sûr, Mélusine c’est L’Amour fou. Ainsi baptisés, ces « Cahiers » existent fortement : des volumes de trois à quatre cents pages. Le dernier a pour sujet le livre et les revues surréalistes. Mais c’est tout autre chose qu’une présentation technique, typographique et plastique : une recherche sur l’esprit de ces livres et du surréalisme même. Par exemple : « L’amour et l’érotisme ». Arturo Schwarz cite aussitôt Breton : « Il est certain que l’amour charnel ne fait qu’un avec l’amour spirituel. » Avec des dessins de Desnos, des illustrations de Man Ray, André Masson, Tanguy, de Chirico, Dali, Miro. (Cahiers du Centre de recherche sur le surréalisme, dirigés par Henri Béhar. Édit. L’Age d’Homme).

Article d’Yves Florenne, LE MONDE, 1983/05/20.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/archives/article/1983/05/20/les-fabuleuses_2835049_1819218.html#HB080V8crUILhCia.99

CC

Cahiers Mélusine-prochainement

Les prochaines livraisons de la revue Mélusine

Les prochains numéros de Mélusine en préparation :

1) Érotisme et surréalisme 

Le dossier central de Mélusine XXXV, à paraitre au premier trimestre 2015, sera dédié au thème « Érotisme et surréalisme ».
Naguère, Sarane Alexandrian appelait de ses vœux une étude approfondie de l’érotique du surréalisme, estimant qu’on ne pouvait s’en tenir à deux ou trois cas isolés de poètes ou de plasticiens pour définir l’attitude globale du mouvement à cet égard. Il traçait ainsi le programme de recherches à venir : « Au fond, cela consiste à éclaircir ces questions : qui, dans le surréalisme, a parlé de l’érotisme ? Quand et comment en a-t-on parlé ? Quelle influence les œuvres de ce genre ont eu sur l’évolution du mouvement ? »
Le prochain volume vérifiera chaque point de ce propos, en examinant les théories et les productions du surréalisme dans les différents domaines de l’art et dans les différents lieux où il s’est produit.

2) Masculin-Féminin 

Le dossier central de la revue Mélusine, n° XXXVI, à paraitre au premier trimestre 2016, sera dédié à l’articulation « Masculin-Féminin ».
Parmi les plus nocives des idées reçues le concernant, il est acquis que le surréalisme, essentiellement composé d’hommes, développa un machisme actif.
La première tâche d’un esprit un tant soit peu scientifique serait d’aller y voir de plus près et de vérifier le degré d’exactitude d’une telle assertion. Sans éliminer la part du biographique, ni le rôle de l’individu, conscient et inconscient, dans chaque création, nous voudrions reprendre le problème du caractère générique d’une œuvre artistique et des représentations qu’elle suscite, à partir de ses propres informants, sans déterminisme ni positivisme simpliste.