Le Ciel n’est pas encore bleu

Le Ciel n’est pas encore bleu,
pièce suridéaliste en un acte

par Émile Malespine

« Allo, M. Béhar ? Ici Max Bucaille. Vous écrivez dans votre Étude sur le théâtre dada et surréaliste, paru chez Gallimard en 1967, que le passage de Le Ciel n’est pas encore bleudonné dans Manomètre vous parait inspiré de la dramaturgie de Tzara. Vous semblez regretter de n’avoir pu lire la pièce en son entier. Venez donc me voir, je vous la montrerai. »
En effet, j’avais tenté, vainement, de me la procurer auprès de Jean Cathelin, que je savais lié à Malespine.
Je ne connaissais pas Max Bucaille, mais je n’ignorais pas qu’il avait fait partie du groupe Le Surréalisme révolutionnaire. La pipe au bec, s’essuyant constamment les yeux à cause de la fumée, il m’accueillit dans sa villa de Créteil, me montra les puissantes racines de chêne qu’il venait de trouver, et aussitôt me confia une copie du texte intégral de la pièce que je venais chercher, ainsi que d’autres documents qu’il ne destinait pas au musée de Copenhague, auquel il avait légué sa collection d’œuvres relatives à Cobra, mouvement dont il avait aussi fait partie. (Voir à son sujet le site « officiel » :http://www.maxbucaille.com/)

C’est ainsi que j’ai pu compléter, dans l’édition Folio de mon étude (1979), la trop brève analyse de cette pièce, ce qui suscita la curiosité d’un metteur en scène italien plus original que d’autres. Il la monta à Florence, en mars 1991, avec sa compagnie des Chille de la balanza, non sans l’avoir, simultanément, publiée en français (tirage 300 ex.), à partir de mon tapuscrit, grâce à la Fondation Primo Conti, avec une introduction de Sergio Zoppi.

Voici donc cette œuvre « suridéaliste » offerte à tous, avec les concours que j’ai dits, par-delà les mouchoirs de nuages.

Henri BÉHAR

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