Archives de catégorie : Passage en revues

« Picasso poète cosmique »,Chronique, Europe, n° 729-730, janvier-février 1990, pp. 218-220. Numéro spécial consacré à Montaigne et Jean Tortel

Voir aussi :

« Le bordel métaphysique ou le théâtre de Picasso », Esprit, janvier 1981, n° 1, pp. 76-79.

« Picasso au miroir d’encre », dans L’Artiste en représen­tation, textes réunis par René Démoris. Paris, Éditions Des­jonquères, 1993, pp. 199-213.

« Le Livre objet perpétuel : La Rose et le chien (1958) de Tristan Tzara-Picasso. » Texte d’une communication prononcée au séminaire de Paris III, le 11 avril 2013.

« Du surréalisme et du baroque dans l’écriture de Picasso », Les Cahiers de l’Herne, Pablo Picasso, 2014, p. 264-270.

« Le bordel métaphysique ou le théâtre de Picasso », Esprit, janvier 1981, n° 1, pp. 76-79.

Lire :

Pablo Picasso

Edité par Réunion des Musées Nationaux, Gallimard, Paris, 1989

Nouvelle édition:

PABLO PICASSO Écrits . 1935-1959

Ouvrage publié avec le soutien de la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte – FABA

Trad. par Albert BensoussanAlejo CarpentierAndré ChastelPierre Daix et Paule-Marie Grand. Édition de Marie-Laure Bernadac et Christine Piot

Collection Quarto, Gallimard

CE VOLUME CONTIENT

Écrits (1935-1959) : écrits poétiques – Le Désir attrapé par la queue – Les Quatre Petites Filles – L’Enterrement du comte d’Orgaz – Manuscrits, notations et phrases isolées (1893-1964) – « Picasso écrivain ou la poésie hors de ses gonds » – Vie & Œuvre illustré – Dossier : « La Poésie de Picasso. Dictionnaire abrégé » – Dossier : « Picasso et la pratique de l’écriture ».

Comme il l’avait confié à Jaime Sabartés en 1939, Pablo Picasso avait rêvé d’un livre qui « serait le reflet le plus exact de sa personnalité et son portrait le plus fidèle. On y verrait exprimé le désordre qui lui est propre. Chaque page serait un vrai “pot-pourri” sans la moindre trace d’arrangement ou de composition. […] Simplicité et complexité s’allieraient comme dans ses tableaux, ses dessins ou ses textes, comme dans une pièce de son appartement ou de son atelier, comme en lui-même ».
Dans le prolongement de ce désir, la présente édition donne à lire l’ensemble des écrits de Picasso publiés en 1989, auxquels s’adjoignent un grand nombre d’inédits découverts dans l’ancienne collection de Dora Maar, dans des collections privées et celles des musées Picasso (Paris, Barcelone). Composés au crayon noir, en couleurs, à l’encre de Chine, au stylo-bille ou encore au crayon-feutre, ces textes ornent papier à dessin, à lettres, dos d’enveloppe, cartons d’invitation,…Lire la suite

936 pages, 225 ill., sous couverture illustrée, 140 x 205 mm
Achevé d’imprimer : 01-09-2021

«  Le tournant des rêves », Europe, n° 683, 1936 arts et littérature, mars 1986, pp. 3-11.

SOMMAIRE DU DOSSIER / 1936, arts et littérature

– Henri Béhar Le tournant des rêves p. 3

– Jean Albertini A l’heure du bouillonnement p. 12

– Michel Bressolette L’espérance d’une chrétienté nouvelle p. 19

– Henri/Michel Lefebvre/Trebitsch Le renouveau philosophique avorté des années trente p. 29

– Suzanne Ravis Le réalisme en débat p. 42

– Anne Roche La terreur rose p. 50

– Francis Marmande De Contre-Attaque à Acéphale : vers la révolution réelle p. 59

– Jean-Yves Debreuille Quand l’action conteste le rêve : point de vue sur la poésie en 1936 p. 69

– Jean-Yves Guérin Travelling à travers les revues p. 78

– Danielle/Guy Bonnaud-Lamotte/Palayret Une nouvelle étape de Commune p. 88

– Daniel Leuwers Les retours de Gide p. 97

– Jacques Madaule Mauriac et Bernanos, un choix moral p. 99

– Roger Bordier Les éléphants du groupe Octobre p. 101

– Wolfgang Klein L’espoir naïf p. 107

– Serge Fauchereau Les arts plastiques, une préoccupation communautaire p. 114

– Jean-Pierre Jeancolas Le cinéma, ou la lumière avant les brumes p. 119

– Lucienne Cantaloube-Ferrieu Y’a d’la joie p. 131

– Frédéric Robert De la Marseillaise au Quatorze-Juillet de Romain Rolland p. 134

– Mario Luzi Pour le baptême de nos fragments p. 140

– Milo De Angelis Terre du visage p. 144

– Pierre-Bérenger Biscaye Image d’une demeure p. 147

– Henri Martraix Un plaisir cruel p. 148

– Gérard Cartier Le Désert et le Monde p. 153

[Télécharger le pdf de mon article] HB

La place de mon article, en tête de ce numéro spécial de la revue Europe, signifie que j’ai pris la responsabilité de solliciter les contributions composant le dossier central, destiné à retracer une année cruciale pour notre pays. Le titre de mon intervention m’a été suggéré par Charles Dobzynski, fort connaisseur de l’œuvre d’Aragon (son parrain dans les lettres) comme de celle de Lénine. Il reprend un article d’Aragon portant le même titre dans la même revue, en 1957, présentant un dossier sur les littératures soviétiques. Bien évidemment, l’ami Charles s’interrogeait avec moi sur ce qui avait accompagné le Front populaire sur le plan artisitque et littéraire, tout en se reetournant contre les mesures staliniennes.

[Télécharger le PDF : Aragon le tournant des rêves]

Voici la glose que fournit Pierre Juquin, vingt ans après, à l’article d’Aragon portant ce titre, publié dans le numéro d’Europe en octobre-novembre 1957 : « Chercheur de merveilleux, Aragon passe de la plaquette surréaliste Une vague de rêves à la formule empruntée à Lénine: « Le tournant des rêves ». Même après les révélations sur Staline, il déchiffre en URSS la figure de l’espérance. L’Histoire de l’URSS s’achève par une envolée sur le triomphe proche du communisme. » (Aragon, un destin français, 2005). Cependant, toutes les contributions analysent très exactement le renversement que subissent les rêves en cette année 1936, sans croire pour autant au triomphe du léninisme en France.

Recension :

Texte repris dans :Histoire des faits littéraires, Classiques Garnier, 2022, pp. 39-48.

Prolongements :

Bernard Banoun, Michaela Enderle-Ristori. Le tournant des rêves. traduire en français en 1936.. Presses université François Rabelais, Tours, 2021.

« L’aporie de Patzcuaro », Europe, n° 743, André Breton, mars 1991, pp. 3-7.

C’est ici l’introduction au numéro de la revue Europe que j’avais composé avec le concours des meilleurs connaisseurs du poète à ce moment-là. Comme il est de coutume dans l’édition, elle a été publiée en italiques. Je revenais d’une mission de conférences au Mexique, où j’avais suivi le chemin que Léon Trotski, André Breton et leurs compagnes avaient suivi pour me rendre à Guadalajara, ville universitaire délaissée par mes collègues. Et j’avais, en quelque sorte, revécu les échanges difficiles entre les deux personnages que je lisais avec attention, me reportant à leurs débats au centre d’une nature luxuriante, parfaitement dominée par l’homme. La question qu’ils se poosaient reste toujours aussi insoluble, d’où le dénominatif employé dans le titre.

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Table du dossier :

L’aporie de Patzcuaro par Henri Béhar

À livre ouvert… Ou comment ne pas raconter sa vie par Pascaline Mourier-Casile
André Breton et la culture classique par Norbert Bandier
Les manifestes Impressions tardives par Jean-Luc Steinmetz
Délire paranoïaque et poésie, Breton et Dali : le tournant des années trente par Ruth Amossy
La fée noire et la fée caraïbe par Régis Antoine
Magie celte par Jean-Claude Blachère
La “morale poétique” d’André Breton par Jeanne-Marie Baude
André Breton Les femmes et l’amour par Henri Pastoureau
La mythologie de l’histoire par Roger Navarri
L’interlocuteur invisible par Alain Jouffroy

Compléments :

https://classiques-garnier.com/index.php/dictionnaire-andre-breton-lettre-n.html

Henri Béhar, André Breton le grand indésirable, 3e édition, Classiques Garnier, coll. Biographies, 2024 (sous presse).

« Repères chronologiques » [André Breton], Europe, n° 743, mars 1991, pp. 164-168.

Chaque numéro ce la revue Europe consacré à un auteur comporte une chronologie de cet auteur. Il a bien fallu que je m’y emploie en ma qualité de promoteur de l’ouvrage.

Consulter ma chronologie numérique et collaborative : https://melusine-surrealisme.fr/henribehar/wp/?page_id=1177

et le site Atelier André Breton : https://www.andrebreton.fr/fr/card/Chronologie

Prolongements :

https://classiques-garnier.com/index.php/dictionnaire-andre-breton-lettre-n.html

Henri Béhar, André Breton le grand indésirable, 3e édition, Classiques Garnier, coll. Biographies, 2024 (sous presse).

« La parenthèse dada », Europe, Aragon poète, n° 745, mai 1991, pp. 34-44.

Sommaire du dossier :

– Charles Dobzynski Aragon, une poétique de la totalité p. 3
– Lionel Ray Prose pour un portrait p. 16
– Jacques Gaucheron L’homme par son chant traversé p. 19
– Henri Béhar La parenthèse dada p. 34
– Michel Apel-Muller Elsa dans le texte p. 45
– Bernard Delvaille « Arrachez-moi le coeur vous y verrez Paris » p. 54
– Noël Martine Contradiction et unité dans la poétique d’Aragon p. 63
– Henri Meschonnic Tradéridéra comme personne p. 74
– Lucien/Suzanne Victor/Ravis Sur les trois « proses » du Roman inachevé p. 80
– Marie-Noëlle Wucher De l’influence d’une légende p. 91
– Charles Haroche Langage et styles dans le Fou d’Elsa p. 97
– Wolfgang Babilas D’une enclave p. 103
– Roger Bordier L’inévitable rendez-vous p. 112
– Lucien Scheler L’hôte du quatrième hiver p. 118
– Marko Ristíc Le miroir d’Aragon p. 129
– Edouard Ruiz Repères chronologiques p. 132

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Texte repris dans le Dossier H, Dada Circuit total, L’Age d’Homme, 2005, pp. 287-295.

Voir en complément :

Aragon, De Dada au Surréalisme, Papiers inédits 1917-1931 Édition établie et annotée par Lionel Follet et Édouard Ruiz (Gallimard, Paris, 2000, 429 p.)
Les inédits 1917-1931 d’Aragon constituent un document exceptionnel à de nombreux égards. Notamment la correspondance avec Jacques Doucet (cinquante-sept lettres écrites d’avril 1922 à février 1927, c’est la première centaine de pages qui ouvre le volume) apporte une lumière nouvelle et spectaculaire sur un aspect moins étudié de la culture des collectionneurs : leurs rapports avec les conseillers, protégés, secrétaires, employés, rabatteurs et autres factotums sans qui leur collection n’existerait pas.

Le richissime couturier Jacques Doucet (1853-1929) est en effet un amateur chez qui les fonctions de collectionneur et de mécène se mêlent au point de devenir totalement inséparables. Quand il s’adresse à André Breton, puis à Louis Aragon pour l’aider à se doter d’une bibliothèque contemporaine, on ne sait trop laquelle des deux visions l’emporte. Doucet compte sur les deux jeunes auteurs pour étendre sa librairie traditionnelle à la littérature se faisant (livres, manuscrits, mais aussi témoignages, objets, études sur l’écriture de pointe). On peut toutefois se demander si la mensualisation (modeste) des écrivains n’est pas avant tout une forme de mécénat, les aides accordées à des auteurs ne pouvant être considérées comme des investissements. La littérature ne nourrit ni son homme, ni ses sponsors. Par rapport aux (maigres) services que plus d’un rend au collectionneur dans le domaine de la peinture (Breton touche ainsi une commission sur le prix des œuvres qu’il arrive à faire acheter par Doucet), on est en droit de se demander où s’arrête la consultation (payante) et où commence le mécénat (magnanime ou tout de même intéressé, mais comment, et pourquoi ?).

La correspondance Aragon-Doucet le rappelle amplement : les relations entre collectionneur et conseiller étaient difficiles, se sont vite avérées tendues, voire impossibles. Les raisons de cette mauvaise entente étaient multiples – et manifestes dès le début. Entre le grand bourgeois et le jeune homme révolté la dispute était inévitable. Et l’argent était là pour tout compliquer : Aragon méprisait son employeur, il ne se cachait pas de le dire, à Doucet lui-même comme à d’autres, lesquels le rediront à leur tour à beaucoup de monde. En même temps, le grand mondain qu’est Aragon a cruellement besoin d’argent, d’où bien des concessions et volte-face, non moins cyniques que sincères, toujours prêtes à se dédire dans l’un comme dans l’autre sens. À cela s’ajoute une autre différence encore, plus vicieuse encore. Non seulement Doucet est riche, et coupable de l’être, là où Aragon est démuni, et furieux de son indigence, mais le couturier est également, toujours aux yeux de son employé, d’une rare bêtise (et d’une curiosité pour le moins malsaine), tandis que celui qui a horreur de vivre en esclave (fasciné) est à coup sûr l’un des connaisseurs les plus aigus de toute création d’avant-garde. L’inégalité sociale, politique, idéologique est donc aussi une inégalité artistique et de sensibilité. Pour l’écrivain, le collectionneur est sot – mais tout de même pas au point de se tromper quant à ceux et celles qu’il invite à travailler pour lui.

Papiers inédits 1917-1931.De Dada au Surréalisme est une publication qui secoue bien des idées sur le monde supposé affable et feutré des grands collectionneurs. Le livre est une mine de renseignements sur les conflits dont le microcosme collectionnant est le théâtre. Ces rivalités ne concernent pas seulement les rapports avec le fisc, la famille ou d’autres collectionneurs, ces éternels concurrents, mais aussi les liens professionnels, d’employeur à employé, que fait naître la poursuite d’une vraie collection.

La correspondance Aragon-Doucet exhibe au grand jour qu’un collectionneur privé, souvent secret, est d’abord un « acteur-réseau ». On ne collectionne jamais seul et le pluriel est tout sauf la multiplication mécanique du singulier. Les conseillers peuvent être des complices, et c’est tant mieux, mais il arrive aussi qu’ils soient ingrats, jaloux, pourquoi pas odieux. Parfois ils mordent même la main qui les nourrit. La rencontre Doucet-Aragon n’était pas le début d’une brouille annoncée, c’était le commencement d’une vraie tragédie, au dénouement inévitable, sans catharsis possible. À nous d’en tirer les conclusions.

Jan Bætens

Et aussi : http://dadasurre.canalblog.com/archives/2006/01/19/1246340.html

Voir documents originaux sur : https://sdrc.lib.uiowa.edu/dada/dadas/aragon.htm

Consulter le site : https://www.uni-muenster.de/LouisAragon/

« Les mots et les maux de la tribu », Europe, n° 751-752, nov.-déc., 1991, pp. 38-47.

Cette livraison d’Europe étant consacrée à la littérature de la fin du XIXe siècle coïncidait avec la mise au programme d’ A rebours, de Huysmans, à l’agrégation des lettres en 1991. Il était donc logique que je propose un article complémentaire du travail effectué durant l’été, lors de la préparation de l’ouvrage collectif utilisant ce que j’appelai « la méthode Hubert de Phalèse ». Mais dans ce cas, j’abordai la question du vocabulaire utilisé par Huysmans d’une façon plus traditionnelle, afin de ne pas effrayer le lecteur par des chiffres.

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Lire:
Texte utilisé (édition originale) :

« Les cartes d’Europe », dans : « Europe 1923-1998, une revue de culture internationale », Europe, n° hors série, 1998, pp. 6-9. », Actes du colloque de la Sorbonne, Europe, 1998

Europe 1923-1998, une revue de culture internationale

Ce numéro hors série, sous une couverture entreprenant la gravure e offerte par Picasso pour le numéro qui lui était consacré en 1947, reproduit intégralement les actes du Colloque en Sorbonne, Salle Louis Liard, le 27 mars 1998 (toute la journée), organisé par mes soins avec le concours de : UNIVERSITÉ PARIS III-SORBONNE NOUVELLE (EA 176 CENTRE DE RECHERCHES AVANT GARDE ET MODERNITÉ) et l’association des AMIS D’EUROPE (dont j’étais alors le président).

Programme :

LE 27 MARS. ANNIVERSAIRE. A Paris, à l’occasion du 75e anniversaire de la revue Europe, un colloque intitulé « Europe 1923-1998, une revue de culture internationale » se tiendra en Sorbonne (de 9 heures à 18 heures, salle Louis-Liard).

BEHAR HenriOuvertures
BOUJU Marie-CécileEurope et ses éditeurs
COLLOT MichelAccueil des poètes
DOBZYNSKI CharlesEurope vue de l’intérieur
GUERIN JeanYvesEurope entre modernité et progressisme
MESCHONNIC HenriEurope pour la poésie, la poésie pour Europe, aujourd’hui
MOLLIER Jean-YvesEurope dans le champ des revues de l’entre deux guerres
RACINE NicoleLes N° commémoratifs
RAOUX NathalieLa voix des exilés allemands
ROBERT Pierre-EdmondEurope et les voyages en URSS (1934-1939)
ROCHE AnneLa critique littéraire et ses présupposés dans Europe

Pour le colloque, mon texte d’introduction s’intitulait « Nouvelles d’Europe ». J’ai changé le titre par un jeu de mots à double, voire triple entente. Considérant sa brièveté, je le donne à lire ici en accès direct.

Voir :

http://www.revue-texto.net/docannexe/file/3064/l_europe_dans_la_revue_europe_article.pdf:

H. Hessas – L’Europe dans la revue Europe Texto ! Vol. XVII, n°3 (2012)

L’Europe dans la revue Europe Hakim HESSAS Europe : Supplément 1978 Colloque Europe à la Sorbonne mars 1998 ope : Supplément

Prolongements :

Europe, n° spécial du centenaire :

Livret-Europe-n°-du-centenaire.pdf (europe-revue.net)

« Valeurs lumineuses », Europe, Pierre Reverdy, n° 777-78, janv.-fév. 1994, pp. 73-86.

Sommaire : Pierre Reverdy – La poésie comme acte d’amour par Mireille Loubeyre, Le face a face avec le vide par Jacques Gaucheron, Pierre Reverdy par lui-même par Louis Thomas, Lettre a René Bertelé par Pierre Reverdy, Une musique d’ombre par Gérard Bocholier, Le lyrisme de la réalité par Michel Collot, De Rimbaud en Reverdy, le premier pas qui aide par Jean Rousselot…

Il faut croire que mon analyse, d’ordre lexicographique, sur l’usage du vocabulaire rendant compte de la luminosité dans les poésies complètes de Pierre Reverdy n’a guère retenu les lecteurs, puisque la critique ne mentionne pas ma contribution lorsqu’elle signale ce numéro de la revue Europe ! La voici donc en texte intégral . Je conviens que les citations sont fort nombreuses, dans le souci de donner à lire ce poète méconnu, sous un angle très spécifique.

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Texte repris dans : Henri Béhar, La littérature et son golem, 1996, pp. 207-218.

Voir :

201. « Pierre Reverdy et Nord-Sud », Histoires littéraires, n° 30, 2007, pp. 6-15.

Lire :

Pierre Reverdy, Œuvres complètes, Tome I, 1 vol. (XXXVII-1458 p.), Paris, Flammarion , 2010, Éditeur scientifique : Étienne-Alain Hubert. Contient :”Plupart du temps” ; “Quelques poèmes” ; “La lucarne ovale” ; “Les ardoises du toit” ; “Les jockeys camouflés” ; “La guitare endormie” ; “Étoiles peintes” ; Cœur de chêne” ; “Cravates de chanvre” ; “Le voleur de talan” ; “Nord-Sud” ; “Self defense” ; “Autres écrits sur l’art et la poésie” ; “La peau de l’homme” ; “Risques et périls” ; “Le cadran quadrillé” ; “La meule de soleil” ; “Autres poèmes retrouvés” ainsi que divers textes et poèmes inédits.

Œuvres complètes Tome II, 1 vol. (1616 p.), Paris, Flammarion , 2010, Éditeur scientifique : Étienne-Alain Hubert. Contient : “Main d’œuvre” ; “La balle au bond” ; “Sources du vent” ; “Pierres blanches” ; “Ferraille” ; “Plein verre” ; “Le chant des morts” ; “Cale sèche” ; “Bois vert” ; “Flaques de verre” ; “Le gant de crin” ; “Le livre de mon bord” ; “Fragments retrouvés” ; “En vrac” ; “Un morceau de pain noir” ; “Bloc-notes et agenda” ; “écrits sur l’art et sur la poésie” ; “Au soleil du plafond” ; “La liberté des mers” ; “Sable mouvant” ; “Poèmes retrouvés” ainsi que divers textes et poèmes inédits.


Œuvres numérisées : https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Pierre_Reverdy

« Pierre Reverdy et Nord-Sud », Histoires littéraires, n° 30, avril-mai-juin 2007, pp. 6-15.

ÉDITORIAL :

On parlait beaucoup, cet hiver, d’un ouvrage enseignant à parler des livres qu’on n’a pas lus. Il n’a pas été distribué à nos collaborateurs, dont le nombre supplée et soutient l’ardeur, mais il y a dans ce programme bayardien une approche de la culture, celle de l’honnête homme et non du spécialiste, qui séduit comme une chose propre en des temps maculés. C’est en lisant qu’on devient liseron, disait Queneau, et non lecteur, liseur, diseur, mais une créature légère toute en détours, qui s’élève.

Voilà un programme pour une revue, préserver des espaces de liberté, légèreté : latin de cuisine et colonne Trajane, histoire de la revue Nord-Sud, le XIXᵉ siècle de Jules Janin à Han Ryner, Anatole France écrivain de la défaite nationale (vivent les défaites), la conquête de l’espace initiée par Flash Gordon (impuissance de Guy l’Éclair) selon l’histoire de l’imagination revue par Francis Lacassin, c’est à proprement parler l’horizon débridé.

Bon voyage.

Études

H. Béhar : Pierre Reverdy et Nord-Sud
D. Zinszner : Dumas, la Colonne et l’Oulipo
V. Frigerio : Han Ryner et les paraboles historiques
C. De Mulder : Jules Janin et l’écriture au scalpel
P. Scheneebeli : Fourest épigrammatiste

Partager la publication « L’éditorial du n°30 » Cette livraison de la revue Histoires Littéraires n’ayant pas de thème principal, il en résulte une diversité certaine. Le rôle de Pierre Reverdy comme animateur dune revue publiée en pleine guerre, accueillant les jeune poètes de la modernité, a convaincu Jean-Jacques Lefrère et Michel Pierssens de publier mon article initialement conçu pour le Dossier H, Dada Circuit total, paru en 2005 aux éditions l’Age d’Homme, finalement supprimé faute de place.

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Voir : la revue Nord-Sud sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34423648d/date

sur le site André Breton : https://www.andrebreton.fr/series/233

et sur Dada Archive Iowa : https://www.lib.uiowa.edu/dada/

Reproduction intégrale fac-simile, éd. J.-M. Place, 1980.

Mélusine XXXI, Les réseaux du surréalisme, 2011.

L’irruption des réseaux sociaux dans l’univers contemporain nous fait prendre conscience du rôle des individus ou de ces organisations plus ou moins formelles qui ont aidé au maintien du surréalisme dans la conscience universelle parmi les lecteurs et les amateurs d’art. Si le surréalisme se poursuit aujourd’hui à travers différents groupements, s’il survit par la lecture, les expositions, les ventes retentissantes, une activité foisonnante sur Internet, cela n’est pas dû au hasard.

Editorial

« La double méprise et ce qui s’ensuit » (avec Sophie Bastien), Mélusine, n° XXXIV, 2014, pp. 9-19.

Table du dossier :

On sait comment Michel Corvin et moi-même avons collaboré depuis les années, tout en divergeant sur l’existence possible d’un théâtre dada et surréaliste. Le thème très large de ce dossier m’ayant été fourni avec une vive conviction par Sophie Bastien, ma collègue québécoise, je ne pouvais faire mieux que lui laisser l’initiative de l’introduction, à laquelle j’ai collaboré.

[Télécharger le PDF ]

Note de lecture : Ce volume a donné lieu à une recension par la revue italienne Francofonia :

« Masculin/Féminin », par Elza ADAMOWICZ, Henri BEHAR, Virginie POUZET-DUZER Mélusine, n° XXXVI, 2016, pp. 9-18.

Cette trente-sixième livraison de Mélusine contient deux dossiers :

Le premier, Masculin/Féminin, organisé par Elza Adamowicz, Henri Béhar, et Virginie Pouzet-Duzer, se pose non pas la question des genres dans le surréalisme, à la manière anglo-saxonne, mais de la façon dont chaque auteur ou artiste a traduit la part de masculin ou de féminin qui est en chacun de tous.

À l’approche socioculturelle, qu’il fallait évidemment rappeler, nous avons ici tenté une approche plus précisément stylistique des genres (sens rhétorique) par les genres (sens sexuel). « Je voudrais pouvoir changer de sexe comme on change de chemise ». Simple boutade de la part de Breton ? Toujours est-il que dans le surréalisme de l’entre-deux guerres, les rapports masculin-féminins ainsi que les concepts de féminité et de masculinité sont caractérisés par l’ambiguïté (retranchement et recherche), l’oscillation (le jeu des échanges), la transgression (les au-delà du corps), le devenir (l ’indéfinir de Cahun), la fusion, voire la confusion.

Cette synthèse des divers glissements progressifs du désir n’a pas la prétention d’épuiser le sujet, encore moins de dresser un palmarès.

Au lecteur de se nourrir de chaque contribution afin de compléter le puzzle composé par une cohorte d’artistes opportunément rassemblés au cours d’une vingtaine d’années pour dire, à travers leurs créations, et chacun à sa façon, le monde auquel ils aspiraient.

Le second dossier, le surréalisme au Japon, constitué et présenté par
Martine Monteau et Atsuko Nagaï, donne un aperçu de l’influence réciproque exercée entre le surréalisme tel qu’il s’est constitué en France, il faut naturellement en convenir, et le Japon, et de l’impact sur la pensée, l’écriture ou les pratiques artistiques des uns et des autres.

À l’Ouest, comme à l’Est, il s’est agi de saisir poétiquement la beauté circonstancielle, immédiate, qui passe et va. Cela répond à l’esthétique de la poésie et de l’art japonais – appréhender l’éternité de l’instantané, conjuguer la subtile alliance des contraires. Le surréel est ce lieu d’épiphanies. Où le merveilleux surgit de la réalité, surprend, suspend le concept, le surréalisme est en pays de connaissance.

Table du dossier Masculin/Féminin :

Elza ADAMOWICZ, Henri BEHAR, Virginie POUZET-DUZER Masculin/féminin 9

Martine NATAT-ANTLE Le surréalisme, historiographe du genre et du transgenre ? 19

Elza ADAMOWICZ Le couple chez max ernst : « hirondil hirondelle » 29

Léa BUISSON Transgressions admissibles et inadmissibles. Pénalités de l’enfer ou nouvelles hébrides de robert desnos 39

Justine CHRISTEN Le vêtement au service d’une « mascarade avec le sexe » 49

Cosana ERAM Isidore isou : l’insurrection de l’érotologie ? 59

David HOPKINS Le surréalisme et la déficience masculine : Nageur aveugle, de Max Ernst 71 Constantin MAKRIS Le triomphe d’œdipe n’aura pas lieu… le surréalisme face au conflit ancestral entre raison œdipienne et mystère féminin 81

Neil MATHESON Fragments anatomiques : Magritte, le traumatisme et la gâcheuse 97

Andrea OBERHUBER Vers le neutre : l’haltérophile et le minotaure 113

Marie REVERDY L’identité parentale : sexe, genre et citoyenneté dans Les Mamelles de Tirésias 125

Annie RICHARD La bible surréaliste de Gisèle Prassinos ou le « point sublime » de la différence masculin/féminin 137

Camilla SKOVBJERG PALDAM La révolution de la sexualité : l’influence de Reich sur le surréalisme danois 149

Pierre TAMINIAUX René Magritte et Georgette : le portrait d’union 161

Darren THOMAS La transformation des genres dans un chien andalou 173

[Télécharger l’introduction en PDF]

Recension :

Frédéric Saenen 27/06/2016  Commenter Ecrire une critique                    

http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/andre-breton/review/1941737-d-un-surrealisme-transgenre

Il n’est hélas pas fait assez écho, dans le monde de la critique, aux cahiers émanant d’associations ou de cercles d’étude. Pourtant, ces publications représentent de précieuses sources de connaissances. Bien qu’émanant du monde académique mais non limitées aux chercheurs pur jus, elles demeurent accessibles en leur contenu, du moins à un public de passionnés et d’amateurs éclairés.

Dirigée par le spécialiste de la question Henri Béhar, Mélusine est une institution parmi les publications consacrées au surréalisme. Alors qu’on la croirait volontiers tournée vers le passé d’une avant-garde dont beaucoup identifient la fin avec celle de son « pape » André Breton, Mélusine vient ici démontrer que les questionnements qu’elle soulève touchent aux préoccupations les plus contemporaines. Le premier dossier de cette trente-sixième livraison , consacré à la dualité Masculin / Féminin, est à cet égard exemplaire. Car si les thèmes de la représentation de la femme, de l’érotisme, de l’homosexualité, ont déjà été abordés dans des numéros précédents, le rapport entre sexes, partant entre genres, n’avait jamais été envisagé à l’aune de ce que nous en ont appris les gender studies depuis leur floraison dans les années 90.

Certes, la dynamique interne du groupe surréaliste, masculine jusqu’au machisme, constituait jusqu’ici une forme d’obstacle, du moins de biais, à une approche décomplexée. Approche qui a néanmoins toute sa pertinence, rien qu’à considérer l’ébranlement vécu par le sexe dit « fort » suite à la Seconde Guerre mondiale, au prorata d’une considérable revalorisation sociale de la femme ; rien qu’à réenvisager aussi l’idéal de « l’amour fou » bretonien, mis en œuvre dans Nadja. En face de ce personnage sublime – incarnation de l’androgyne primordial ou encore « fusion des principes masculin et féminin de la tradition occultiste » – surgit un « concept du genre ouvert, fluctuant, non-essentialiste » chez d’autres tenants du surréalisme. C’est cette zone où règnent le flou, le décentrement et la transgression qu’explorent les divers participants au dossier.

Dans l’intervention inaugurale, « Le surréalisme, historiographe du genre et du transgenre ? », Martine Natat-Antle a reparcouru le corpus moderniste et surréaliste, littéraire ou photographique. Elle tend un fil qui court des Mamelles de Tirésias d’Apollinaire au Con d’Irène d’Aragon, en passant par le LHOOQ de Duchamp, La Garçonne de Victor Margueritte, Le Livre blanc de Cocteau et les autoportraits radicaux de Claude Cahun. Parvenue au cœur du labyrinthe où elle nous a guidés, elle conclut que le surréalisme aura su « questionner, enregistrer et documenter les facettes multiples du genre [et] se fait à son insu, dans de nombreux cas, le porte-parole et l’agent d’identités sexuelles plurielles qui demeurent au cœur des débats ».

La lecture par Léa Buisson des Pénalités de l’Enfer ou Nouvelles Hébrides, nous offre de replonger dans un texte hors-norme, signé Desnos, et qui demeure encore trop discret malgré sa réédition dans la Collection Blanche de Gallimard en 1978. Clairement situé dans le sillage sadien, ce catalogue de pratiques vire à la mêlée déchaînée et chante une ode au « dérèglement de tous les sens » cher à Rimbaud.

Pour illustrer l’aphorisme du Breton préfacier de Man Ray : « Je voudrais pouvoir changer de sexe comme de chemise », Justine Christen cisèle trois miniatures d’une parfaite délicatesse autour des motifs du gant, du masque et, point d’orgue, du « corps en négatif », soit quand il se vêt de nuit et d’ombre. Elle explique ainsi en quoi l’attribut vestimentaire surréaliste se met au service d’une véritable « mascarade du sexe » !

L’angle psy-et myth-analytique est abordé par Constantin Makris, qui revisite le conflit, fondateur en Occident, entre Raison œdipienne et Magie féminine. Pour ce faire, il convoque la figure ancestrale du Sphinx et voit comment s’en est emparée la révolution surréaliste, qui « se chargea d’établir le pouvoir salvateur du féminin, dont le but ultime serait de sauver l’homme moderne qui erre dans les déserts que la culture occidentale lui a légués ».

Choisir, c’est sacrifier ; parmi les quatre contributions consacrées à des peintres (deux sur Ernst, deux sur Magritte), celle de Neil Matheson se signale par la ductilité de son érudition, qui zigzague entre les disciplines et circule dans l’œuvre complet de René Magritte, en s’autorisant même une remarquable échappée comparatiste vers La Belle Rosine d’Antoine Wiertz. Partant du scandale provoqué par Le Viol – mais si, vous connaissez ce visage recomposé par les attributs sexuels ou sexués de l’anatomie féminine –, Matheson pense la permanence du traumatisme chez le peintre belge.

On croise l’insurgé permanent Isidore Isou, on redécouvre avec éblouissement les tentures de La Bible surréaliste cousues pas Gisèle Prassinos, et le dossier se clôt en toute logique sur une analyse de « la danse des genres », scène fugace mais emblématique dans les dernières minutes du film Un chien andalou. À peine sorti de ce premier volet foisonnant, qui nous avait déjà baladés au Danemark, dans les tranchées du Berry et à Bruxelles, la seconde partie nous propulse au Japon, pour une mise en dialogue des œuvres de surréalistes nippons et français.

Une revue, Mélusine ? Plutôt un ouvrage de référence qui donne aux amoureux fous du surréalisme un immanquable rendez-vous annuel.

Frédéric SAENEN

Prolongements :

https://www.gazette-drouot.com/article/le-surrealisme-une-affaire-de-femmes–3A-les-pionnieres/24107

« Y a-t-il un surréalisme féminin ? » : https://lunettesrouges1.wordpress.com/2023/08/08/y-a-t-il-un-surrealisme-feminin/

Guillaume Bridet : Le surréalisme entre efféminement et virilisation (1924-1933) : https://journals.openedition.org/itineraires/1273

Documentaire :  Le Surréalisme au féminin, documentaire de Maria Anna Tappeiner (All., 2019, 52 min).

« André Breton désocculté », Mélusine n° XXXVII, L’or du temps, 2017, avec Françoise Py, pp. 11-27.

Actes du colloque de Cerisy : L’or du temps — André Breton — cinquante ans après. 11-18 août 2016. Direction : Henri BÉHAR, Françoise PY : http://www.ccic-cerisy.asso.fr/breton16.html

[Télécharger l’article de présentation du volume PDF]

TABLE de ce volume :

L’OR DU TEMPS — ANDRÉ BRETON 50 ANS APRÈS : «JE CHERCHE L’OR DU TEMPS »

Henri BÉHAR et Françoise PY André Breton désocculté …………………………………………………… 11 Georges SEBBAG André Breton 1713-2016 …………………………………………………… 29 Hans T. SIEPE « C’est l’attente qui est magnifique ». L’actualité d’André Breton de nos jours ………………………………. 41 par Jean-Michel DEVÉSA André Breton et l’écriture contemporaine de soi ou le « plus-que-roman » de Philippe Sollers ……………………….. 53

Stamos METZIDAKIS — Violaine WHITE Coup de grâce surréaliste à la collaboration littéraire ? ………….67

II «DIS-MOI QUI TU HANTES?»

Patrice ALLAIN Nantes. Qui me hante ? …………………………………………………….. 85 Daniel BOUGNOUX Le duel Aragon-Breton ……………………………………………………… 103

Thomas GUILLEMIN Comment André Breton a suicidé Jacques Vaché ………………… 117 Alessandra MARANGONI Laforgue et Max Jacob Lacunes d’André Breton comblées par le Grand jeu …………….. 131 Alexandre CASTANT Le Belvédère Breton (dans les yeux d’André Pieyre de Mandiargues) ………………….. 145 Bruno DUVAL Le calendrier parfait de Proust à Breton en passant par Hardellet …………………………………………………… 159

III ANDRÉ BRETON CRITIQUE D’ART, ARTISTE ET COLLECTIONNEUR

Misao HARADA André Breton critique d’art : l’exemple de Watteau ……………….. 173 Jean ARROUYE Histoire de la main de feu ou les enseignements de l’angoissant voyage ou l’énigme de la fatalité de Giorgio De Chirico dans Nadja ….. 187 Pierre TAMINIAUX André Breton et l’art des fous : l’appel de la liberté ……………… 197 Stéphane MASSONET André Breton, collectionneur de primitivisme ……………………….. 207 Sophie BASTIEN Les suites des « grandes proses » dans la production contemporaine ……………………………………… 221

Elza ADAMOWICZ Relire les collages d’André Breton : entre les ciseaux et la vie . 233 Sébastien ARFOUILLOUX Le domaine musical et sonore d’André Breton …………………….. 247

IV ANDRÉ BRETON ET LA SCIENCE

Jean-François RABAIN André Breton, l’écriture automatique et la psychanalyse ……….. 263 Jean-Claude MARCEAU L’Entre-deux du surréalisme et de la psychanalyse ou la rencontre de la guêpe et de l’orchidée ……………………….. 279 Gabriel SAAD André Breton et la science de son temps vers une épistémologie du surréalisme……………………………….. 291

V «DIS CE QUI EST DESSOUS, PARLE?»

Masao SUSUKI Les médiums et leurs traces : Breton lecteur de Flournoy ……… 303 Cédric PÉROLINI Aragon est mort, André Breton est vivant : le surréalisme face à la presse libertaire …………………………….. 315

VI MYTHOLOGIE DU FUTUR

Noémie SUISSE Iconographie d’André Breton : une mythologie de la tête ………. 329

Alain CHEVRIER André Breton au miroir de ses parodies ……………………………… 339 Constance KREBS Le site André Breton comme mode de pérennisation ……………. 359

Wolfgang ASHOLT De la mythologie moderne et du mythe personnel au mythe collectif : fonctions du mythe chez Breton ……………………………. 371

Échos :

Un point de vue très personnel dans Jeune Cinéma : https://www.jeunecinema.fr/spip.php?article1204

Le Monde, « Redécouvrir André Breton » : https://www.lemonde.fr/arts/article/2016/09/29/redecouvrir-andre-breton_5005343_1655012.html

« C’est l’attente qui est magnifique » : https://www.canal-u.tv/chaines/la-forge-numerique/c-est-l-attente-qui-est-magnifique-l-actualite-permanente-d-andre-breton

Atelier André Breton : Colloques, journées d’étude : https://www.andrebreton.fr/eventcategory/colloques,_conferences,_journees_d’etudes1

Jacques Vaché par Thomas Guillemin : https://www.lyceedenantes.fr/heloise/20160813-andre-breton-ma-suicide/

Intervention de G. Sebbag : https://www.philosophieetsurrealisme.fr/12-aout-2016-andre-breton-1713-2016/

Philippe Sollers et le surréalisme : https://www.pileface.com/sollers/spip.php?rubrique85

Lire  :


Ferdinand Alquié,
Philosophie du surréalisme, 1955, nombreuses rééditions.

Actes du colloque de 1966 :
Réédition : : Hermann Éditeurs (site internet)
Collection : « Cerisy / Archives »

Prolongements :

Colloque Cerisy 2021, Mandiargues, écrire entre les arts : https://cerisy-colloques.fr/mandiargues2021/

Colloque de Cerisy 2022 : Claude Cahun, inclassable et exemplaire : https://cerisy-colloques.fr/claudecahun2022/

« De la Place Blanche à la Ville Blanche » (avec Jelena Novakovic et Branko Aleksic), Mélusine, n° XXX, p. 9-15.

Table des matières :

Mon premier stage d’enseignement eut lieu durant l’ét  1962 en Yougoslavie. Ce fut l’occasion de fréquenter des enseignants de toutes les républiques composant alors ce pays, et de m’interesser à leurs littératures. D’autre part, l’éditeur de la revue Mélusine, que nous appelions familièrement Dimitri, était un serbe, ce qui me semblait une raison évidente de lui proposer un volume consacré aux écrivains et artistes deson pays. Je savais sa critique globale du surréalisme et pensais qu’un tel ouvrage modifierait son opinion. Il le publia sans aucune réserve, mais cela ne le fit pas changer d’avis pour autant !

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Appel préalable sur Fabula :https://www.fabula.org/actualites/24593/le-surrealisme-serbe.html

Publié le 29 juin 2008 par Matthieu Vernet (Source : Henri Béhar)

Après la publication cet hiver de Mélusine XXVIII, Le Surréalisme en héritage, Les avant-gardes après 1945 ; le volume XXIX sur L’architecture surréaliste (à paraître en février 2009) étant en voie de bouclage, permettez-moi de lancer ici un appel à contribution pour la trentième livraison de la revue Mélusine, le dossier sur le surréalisme en Serbie devant paraitre au début de 2010, sous la direction conjointe de Jelena Novakovic et de moi-même.
Le surréalisme serbe se développe en même temps que le surréalisme français. C’est un mouvement autonome et non une des branches du surréalisme parisien, mais ses représentants (Marko Ristic, Dusan Matic, Aleksandar Vuco, Djordje Kostic, Vane Zivadinovic Bor, Milan Dedinac, Oskar Davico, Koca Popovic) entretiennent des relations étroites avec les surréalistes de Paris (Breton, Aragon, Péret, Éluard, Crevel, Thirion) au cours d’une dizaine d’années. Il s’agit d’une coopération qui se déroule dans les deux sens. Ils signent des déclarations collectives, ils participent ensemble à différentes manifestations, ils échangeant des lettres et des textes pour les publier dans leurs revues respectives. Cette coopération ne repose pas seulement sur les contacts personnels, mais aussi sur les tendances communes des deux groupes, pénétrés du même esprit d’insoumission et de révolte, tendances qui se manifestent par les thèmes qu’ils traitent dans leurs textes théoriques et poétiques (position de l’homme dans le monde contemporain, rapport entre l’imaginaire et le réel, réhabilitation de l’irrationnel ; apologie du désir, de la folie, du rêve,  de l’écriture automatique, de l’amour, de la mort, de l’humour, de l’action révolutionnaire ; rapport envers la création romanesque, le symbolisme de la nuit, etc.) et par certains concepts communs qu’ils emploient dans l’élaboration de leur programme (“surréalité”, “merveilleux”, “hasard objectif”). Ces thèmes et ces concepts sont la base d’une unité typologique des deux mouvements qui évoluent de l’expérimentation avec l’irrationnel vers l’action sociale.
À la fois autonome en tant que mouvement et lié au surréalisme parisien par une coopération intense, le surréalisme serbe a enrichi la production surréaliste par un certain nombre de contributions originales qui méritent d’être connues en France aussi. De cela pourrait rendre compte un numéro de la revue Mélusine qui serait consacré au surréalisme serbe et qui serait organisé autour les axes suivants:
1. Historique des relations surréalistes franco-serbes ;
2. Concepts et thèmes communs (avec leurs modulations spécifiques) ;
3. Contributions des surréalistes de Belgrade au surréalisme parisien, et réciproquement ;
4. Choix de textes des surréalistes serbes (traduits en français). 
Comme à l’accoutumée, nous souhaitons recevoir des propositions (titre + argument, une page maximum) pour la fin de ce mois, afin de pouvoir les coordonner.
L’article lui-même n’excédant pas 25.000 signes, espaces et notes comprises (espace est du féminin en typographie) serait attendu pour le 15 février 2009.

Compléments :

Hanifa Kapidzic-Osmanagic : Le surréalisme serbe et ses rapports avec le surréalisme français. Presses universitaires de Dijon, 1968, 281 p.

voir : Le surréalisme serbe, l’imaginaire de la nuit, de … – Mélusine

 : http://nadrealizam.rs/fr/surrealisme/surrealisme-le-developpement-du-surrealisme-en-serbie

https://serbica.u-bordeaux-montaigne.fr/index.php/archives?view=article&id=543:serge-fauchereau-le-surrealisme-serbe-1985&catid=158

Le surréalisme en Yougosdlavie : https://melusine-surrealisme.fr/site/Surr-ts-pays/yougoslavie.htm

NASA STVARNOST – Revue. Surréalisme serbe – Serbian surrealism.

Belgrade, 1936-39. Edité par Aleksandar Vuco. 7 volumes au format 153X227mm brochés. Nos. 3 à 13/14 et 17/18. Très rare revue éditée par le surréaliste serbe A. Vuco. Textes de Marko Ristic, Dusan Matic, A. Vuco, Aragon, Oscar Davico, Federico Garcia Lorca, Milan Dedinac, Paul Eluard, et al. Illustrations de Adolf Hoffmeister, Pablo Picasso, Franz Masereel, Le Corbusier, Karel Capek, et al. Bon état. Voir photos. (Nadrealizam, avant garde periodical, Surréalisme, Surrealismo, Surrealism).

Prolongements :

Jelena Novaković, Le Surréalisme de Belgrade, Paris, éd. Non Lieu, 2023.

Le surréalisme de Belgrade s’épanouit entre 1922 et 1932. Il se développe en même temps que le surréalisme français, mais, en tant que mouvement organisé, il se forme un peu plus tard que celui de Paris et sa durée est plus courte.
La constitution du mouvement est précédée d’une période pré-surréaliste, qui commence en 1922 par la publication de la revue Putevi [Chemins], à laquelle s’ajoute bientôt la revue Svedočanstva [Témoignages], et elle dure jusqu’à la parution de l’almanach bilingue  Nemoguće-L’impossible (1930) . Il est à noter que la période 1927-1930 est marquée par la parution de quelques publications surréalistes capitales de Milan Dedinac, de Marko Ristić, ou d’Aleksandar Vučo.
En tant que mouvement organisé le surréalisme de Belgrade commence en 1930, au début de la période d’absolutisme en Serbie, qui va durer jusqu’à la Seconde Guerre mondiale (Dictature du 6 janvier 1929 et Constitution octroyée du 3 septembre 1931) et où l’esprit surréaliste d’opposition et de révolte prend un caractère social et politique, en accord avec l’esprit révolutionnaire du surréalisme français.
Quand on parle du surréalisme de Belgrade, trois questions se posent : sur quel terrain intellectuel, politique et littéraire ce mouvement s’est-il greffé en Serbie ? Comment a-t-il enrichi la production surréaliste ? Comment ses fleurons ont-ils été occultés, pour reparaître, d’une manière différente, plus discrète, après la Seconde Guerre mondiale, au cours des années 1950